LES SUISSES BATTENT LA GARENNE... ...par 2 buts à 0. — L'équipe de l'A.F. Garenne-Colombes voit sa série de succès interrompue. — Beau jeu des Suisses. Ces Suisses de Paris sont réellement décevants ! Quand on les croit sûrs de la victoire, ils se font battre outrageusement et quand on ne compte plus sur eux, ils triomphent de superbe façon. On dirait qu'ils se font un malin plaisir de déjouer tous les pronostics. Hier on croyait La Garenne capable de se défendre, peut-être même avec avantage, et voilà que nos Suisses « avalent » les Garennois, car de fait, le jeu fut en grande majorité favorable aux Suisses. Assez nombreux public, terrain glissant. Les Suisses paraissent d'abord hésitants et Garenne en profite pour faire de très dangereuses attaques qui, toutefois, sont mal terminées. Peu à peu les Helvètes reprennent et accuseront une assez nette supériorité jusqu'à la mi-temps. Au bout d'une demi-heure, ils marquent par l'entremise d'Ofterdinger qui profite d'une situation critique devant le but adverse. A la seconde mi-temps, les Suisses dominent franchement, toutes leurs lignes donnent à fond et les excursions dans leur camp par La Garenne se font de plus en plus rares. L'une d'elles a cependant failli aboutir, mais le gardien suisse arrêta le shot de Denis avec brio. Au bout de vingt minutes, Higelin passe à Zehr, qui fait une belle ouverture à Friedrich à l'aile gauche. Ce dernier, gêné, réussit un centre intelligent en arrière, et Ofterdinger, d'un shot superbe, envoie le ballon au fond des filets. Garenne-Colombes a un sursaut d'énergie dans les dernières minutes, mais il est trop tard, et les Suisses, très applaudis, resteront vainqueurs par 2 buts à 0. Leur grande science a su imposer le jeu. La défense, dans laquelle émergeait particulièrement Higelin, fut excellente, ainsi que les avants, où Friedrich, Gerber, Ofterdinger et Niggli méritent tous une mention speciale. Ce dernier fut toutefois très surveillé par Géranimmi qui s’en acquitta à merveille et fut ainsi très utile à son équipe. Denis sembla manquer de sang-froid.
Notons, pour terminer, que le jeu fut très agréable et courtois.